Se rendre au contenu

NAS ou cloud : que choisir pour stocker vos données en 2026 ?

NAS ou cloud ? Comparatif concret : sécurité, coûts, RGPD, règle 3-2-1 et option du serveur privé géré en France, pour particuliers et PME.

NAS ou cloud : que choisir pour stocker vos données en 2026 ?

Un NAS posé sur un bureau à côté d'un ordinateur portable connecté au cloud

Un NAS ne remplace pas le cloud, et le cloud ne remplace pas un NAS. Le NAS garde vos fichiers chez vous, avec un accès local rapide, mais il ne vous protège ni d'un sinistre sur place ni d'un rançongiciel. Le cloud vous donne une copie ailleurs, mais vous ne contrôlez plus vraiment vos données. Le bon choix dépend de votre volume de données, du temps que vous pouvez consacrer à l'administration et de votre exigence de souveraineté. Dans la plupart des cas, la réponse est une combinaison des deux qui respecte la règle 3-2-1 recommandée par la CNIL.


En bref:

  • Un NAS seul n'est pas une sauvegarde : s'il est piraté, volé ou détruit, toutes les copies qu'il contient disparaissent en même temps.
  • La CNIL recommande de garder au moins une sauvegarde sur un site géographiquement distinct et au moins une copie hors ligne, déconnectée du réseau.
  • Les NAS exposés sur Internet sont des cibles réelles : en janvier 2022, le rançongiciel DeadBolt a chiffré les données de plus de 3 600 NAS QNAP, dont certains en France.
  • Une synchronisation cloud n'est pas une sauvegarde : un fichier supprimé ou chiffré sur votre poste peut l'être aussi dans le cloud.
  • Une sauvegarde ne vaut que si vous l'avez restaurée au moins une fois : testez régulièrement la remise en place de vos fichiers.

Yundera
Gardez la maîtrise de vos données
Yundera propose un serveur privé géré en France, avec vos applications et vos données sous votre contrôle, sans compétences techniques.

Table des matières

NAS ou cloud : quelle différence concrète ?

Un NAS stocke vos fichiers chez vous, sur un boîtier qui vous appartient. Le cloud les stocke chez un prestataire, en échange d'un abonnement. Avec un NAS, vous achetez le matériel (le boîtier et ses disques), vous le branchez sur votre réseau local et vous l'entretenez vous-même. Avec le cloud, vous louez de l'espace sur les serveurs d'une entreprise et vous y accédez par Internet. La différence se voit sur cinq points.

  • Où sont les données : dans votre bureau ou votre salon pour le NAS, dans un centre de données dont vous ne choisissez pas toujours le pays pour le cloud.
  • Qui les contrôle : vous seul avec un NAS ; avec le cloud, le prestataire fixe les conditions d'utilisation, les tarifs et les modalités d'export.
  • Vitesse d'accès : un NAS est très rapide en local, mais l'accès à distance dépend de votre connexion et demande de la configuration. Le cloud est accessible partout, mais il est limité par votre débit, même au bureau.
  • Capacité à grandir : avec un NAS, vous êtes limité par le nombre de baies et vous devez acheter des disques. Avec le cloud, il suffit de changer d'offre.
  • Entretien : avec un NAS, les mises à jour, le remplacement des disques, la sécurité et l'électricité sont à votre charge. Avec le cloud, rien à entretenir, mais vous dépendez du fournisseur.

Il existe une troisième option : le serveur privé hébergé. C'est une machine dédiée à un seul client, installée dans un centre de données et administrée par un prestataire. Vous gardez une machine et des données qui ne sont qu'à vous, comme avec un NAS. Vous profitez aussi d'un accès à distance et d'un entretien délégué, comme avec le cloud.

Un NAS est-il une sauvegarde suffisante ?

Non, un NAS n'est pas une sauvegarde suffisante s'il est votre seule copie. Le RAID répartit vos données sur plusieurs disques pour que le boîtier continue de fonctionner si l'un d'eux lâche. Il protège donc contre la panne d'un disque, et contre rien d'autre :

  • Suppression : un fichier effacé par erreur l'est aussitôt sur tous les disques du RAID.
  • Rançongiciel : des fichiers chiffrés par un attaquant sont copiés en version chiffrée sur tous les disques.
  • Vol : si le boîtier disparaît, les disques et toutes les copies disparaissent avec lui.
  • Incendie ou dégât des eaux : un sinistre détruit le NAS en même temps que les ordinateurs qu'il est censé protéger.

Les pannes de disques arrivent bel et bien. Selon les statistiques 2024 de Backblaze, qui suivait plus de 300 000 disques fin 2024, le taux de panne annuel moyen était de 1,57 %. Backblaze ajoute que si vous n'avez qu'un seul disque, votre taux de panne personnel est de 100 %. Sa conclusion : ayez toujours une sauvegarde, et pensez à la tester.

La CNIL dit la même chose côté organisation. Dans sa fiche consacrée aux sauvegardes, elle déconseille de conserver les sauvegardes sur les mêmes systèmes que les données sauvegardées sans les isoler, car un rançongiciel pourrait atteindre les deux. Elle déconseille aussi de les garder au même endroit que les machines qui hébergent les données.

Conseil de pro : considérez votre NAS comme votre copie principale, pas comme votre sauvegarde. Gardez au moins une autre copie ailleurs, isolée de votre réseau.

Quels risques de sécurité pour un NAS installé chez soi ?

Le principal risque d'un NAS installé chez soi, c'est d'être exposé sur Internet sans être tenu à jour. Les rançongiciels qui visent les NAS cherchent précisément ces appareils. Le cas DeadBolt le montre bien. Fin janvier 2022, Le Monde Informatique rapportait que le contenu de plus de 3 600 NAS QNAP avait été chiffré, en France comme aux États-Unis, à Taïwan, au Royaume-Uni et en Italie. Les attaquants demandaient environ 1 100 dollars pour la clé de déchiffrement. QNAP a réagi en forçant l'installation d'un correctif, le firmware 5.0.0.1891.

Les attaques ont repris en juin 2022. IT-Connect rapporte que cette campagne visait les NAS QNAP sous QTS 4.x. QNAP a demandé à ses clients de ne pas exposer leurs NAS sur Internet. Le constat de l'article est sans appel : « Si vous n'avez pas de sauvegarde de vos données, la seule solution ce sera de payer la rançon. » DeadBolt a aussi touché des NAS ASUSTOR, et les NAS QNAP ont été visés par d'autres campagnes, comme Qlocker et eCh0raix.

On peut en tirer trois leçons concrètes :

  • Mises à jour : activez les mises à jour automatiques du système du NAS et de ses applications, et remplacez un modèle qui n'est plus mis à jour par son fabricant.
  • Ports ouverts : n'ouvrez pas l'interface d'administration du NAS sur Internet. Pour un accès à distance, préférez un VPN.
  • Mots de passe administrateur : désactivez le compte par défaut, choisissez un mot de passe long et unique, et activez la double authentification si elle est proposée.

Le cloud grand public protège-t-il vraiment vos données ?

Pas forcément : un cloud grand public synchronise vos fichiers, ce qui n'est pas la même chose que les sauvegarder. La synchronisation recopie fidèlement l'état de votre ordinateur, erreurs comprises.

  • Suppression : un dossier effacé sur votre poste disparaît aussi du cloud au moment de la synchronisation suivante.
  • Rançongiciel : des fichiers chiffrés sur votre ordinateur remplacent les bonnes versions dans le cloud.
  • Compte : si votre compte est piraté ou suspendu, vous perdez l'accès à vos fichiers et à toutes leurs copies en même temps.

Une vraie sauvegarde conserve des versions anciennes, indépendantes de vos fichiers de travail. Pour les données sauvegardées, la CNIL demande de les protéger au même niveau de sécurité que les données stockées sur les serveurs d'exploitation. Elle cite comme exemples le chiffrement des sauvegardes et l'encadrement par contrat de toute prestation d'externalisation. Pour une entreprise, accepter les conditions générales d'un service grand public ne suffit donc pas toujours. Vérifiez le contrat, la localisation des données et ce qui se passe en cas d'incident.

Reste la question du pays du prestataire. Un fournisseur soumis à une loi étrangère peut être contraint de communiquer des données, même stockées en Europe. Nous détaillons ce point dans notre article sur l'hébergement hors UE et le RGPD, et dans notre guide des obligations d'hébergement des données en France.

Conseil de pro : vérifiez combien de temps votre cloud conserve les fichiers supprimés et les anciennes versions. Si ce délai est court, ou si cette fonction est réservée aux offres payantes, ajoutez une vraie sauvegarde à côté.

Comment appliquer la règle 3-2-1 avec un NAS et un cloud ?

Pour appliquer la règle 3-2-1, gardez trois copies de vos données sur deux supports différents, et isolez-en une hors ligne. Cette règle est rappelée par la CNIL dans sa fiche sur les sauvegardes, qui renvoie au guide de l'ANSSI. La CNIL recommande aussi de stocker au moins une sauvegarde sur un site géographiquement distinct de celui où les données sont utilisées. Une copie hors ligne et une copie ailleurs : c'est ce qui vous protège à la fois d'un rançongiciel et d'un sinistre.

Disque dur externe utilisé pour une sauvegarde hors ligne

Voici trois montages concrets, du plus courant au plus maîtrisé :

  • NAS + cloud : vos postes sont sauvegardés sur le NAS, qui envoie une copie chiffrée vers un service cloud. Pour respecter la règle 3-2-1, ajoutez un disque externe que vous débranchez après chaque sauvegarde.
  • NAS + disque externe débranché + serveur distant : le NAS sert de copie locale. Le disque externe, branché seulement pendant la sauvegarde, fournit la copie hors ligne. Un serveur situé ailleurs reçoit la copie hors site.
  • Serveur privé + disque hors ligne : vos fichiers vivent sur un serveur hébergé dans un centre de données, donc déjà hors de vos locaux. Un disque que vous gardez chez vous, débranché entre deux sauvegardes, complète le dispositif.

Côté fréquence, la CNIL suggère des sauvegardes incrémentales quotidiennes et des sauvegardes complètes à intervalles réguliers. Une sauvegarde incrémentale ne copie que ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde : elle est rapide et prend peu de place.

Conseil de pro : programmez la sauvegarde complète un jour fixe, par exemple le vendredi soir, et faites-en le jour où vous rebranchez le disque hors ligne. Une routine ritualisée est bien moins souvent oubliée.

NAS ou cloud : combien ça coûte vraiment sur 5 ans ?

Pour savoir combien coûte vraiment chaque solution sur 5 ans, additionnez tous les postes de dépense, pas seulement le prix d'achat ou l'abonnement mensuel. Le NAS paraît souvent moins cher au départ et le cloud moins cher au début, mais sur cinq ans, l'écart se joue sur les coûts cachés.

Voici une grille à remplir avec vos propres chiffres, sur 60 mois :

  • NAS, matériel : le prix du boîtier et des disques, au moment de l'achat.
  • NAS, remplacement des disques : prévoyez un budget de rechange. Backblaze mesurait en 2024 un taux de panne annuel de 1,57 % sur son parc. Avec quatre disques pendant cinq ans, cela représente environ un tiers de panne attendue en moyenne. Prévoir un disque de rechange reste donc prudent.
  • NAS, électricité : la consommation annoncée du boîtier, multipliée par 24 heures, 365 jours et votre prix du kWh.
  • NAS, copie hors site : l'abonnement cloud ou le second appareil nécessaire pour respecter la règle 3-2-1.
  • NAS, temps d'administration : les heures passées chaque mois sur les mises à jour et les vérifications, multipliées par la valeur de votre heure.
  • Cloud, abonnement : le tarif du palier correspondant au volume que vous aurez dans cinq ans, pas à celui d'aujourd'hui.
  • Cloud, hausses de tarif : une marge pour les augmentations décidées par le fournisseur.
  • Cloud, coût de sortie : le temps d'export et de migration le jour où vous changerez de service.
  • Serveur privé géré : l'abonnement indiqué sur la page tarifs du prestataire, qui inclut le matériel et l'administration.

Conseil de pro : donnez un prix à votre temps. C'est presque toujours le poste qui fait basculer le calcul, en particulier pour un freelance ou une petite équipe sans informaticien.

Quelle solution choisir : particulier, freelance ou PME ?

Le bon choix dépend de trois choses : le volume de vos données, leur sensibilité et le temps que vous pouvez consacrer à l'administration. Voici une recommandation pour chacun des trois profils les plus courants.

  • Particulier avec des photos de famille : le volume est modeste, mais les souvenirs sont irremplaçables. Un NAS a du sens si vous avez déjà le goût du bricolage informatique et un lieu sûr pour une deuxième copie. Le cloud suffit souvent, à condition d'y ajouter un disque externe débranché. La copie hors site est indispensable : un incendie à la maison ne doit pas emporter toutes les photos.
  • Freelance : vos données clients relèvent du RGPD, vous devez y accéder à distance et vous avez peu de temps pour l'administration. Un NAS ouvert sur Internet ajoute un risque que vous devrez surveiller. Un cloud grand public pose la question du contrat et du pays du prestataire. Un serveur privé géré est souvent l'option la plus simple : accès à distance, données dédiées, entretien délégué.
  • PME de 5 à 50 postes : vous devez partager des fichiers entre collègues, gérer des droits par équipe et respecter les obligations CNIL. Un NAS convient si quelqu'un en interne l'administre vraiment. Sinon, un serveur privé géré évite de dépendre d'une seule personne. Dans tous les cas, gardez une copie distincte et hors ligne, comme le demande la CNIL.

Pour aller plus loin, consultez notre guide Cloud pour PME et notre guide de la sauvegarde chiffrée auto-hébergée.

Comment vérifier qu'une restauration fonctionne vraiment ?

Le seul moyen de savoir si une restauration fonctionne, c'est de la faire vraiment, à intervalles réguliers. Voir des sauvegardes « réussies » dans un tableau de bord ne prouve rien. La CNIL recommande de tester régulièrement l'intégrité des sauvegardes et la capacité à les restaurer. Voici une procédure simple à suivre chaque trimestre :

  1. Restaurer un dossier ciblé : choisissez un dossier réel, par exemple la comptabilité du mois dernier, et restaurez-le dans un emplacement à part, jamais par-dessus les originaux.
  2. Remonter les versions : récupérez un fichier dans une version vieille de plusieurs semaines. C'est ce qui vous sauvera après un rançongiciel passé inaperçu.
  3. Vérifier l'ouverture : ouvrez quelques fichiers de types différents (document, tableur, photo). Un fichier présent mais illisible ne sert à rien.
  4. Chronométrer : notez le temps de la restauration. S'il faut deux jours pour récupérer vos données, votre activité s'arrête deux jours.
  5. Noter le résultat : inscrivez la date, ce qui a été testé, la durée et les problèmes rencontrés dans un simple document partagé.

Ce test vient compléter les autres bons réflexes. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de déconnecter le support de sauvegarde quand il ne sert pas, et de faire plusieurs sauvegardes sur différents supports, dont une conservée dans un autre lieu. Il recommande aussi de tester régulièrement que la sauvegarde fonctionne.

Conseil de pro : faites tester la restauration par une autre personne que celle qui a mis en place les sauvegardes. Si elle y arrive avec la seule procédure écrite, vous ne dépendez plus d'une seule personne.

Yundera : un serveur privé géré entre le NAS et le cloud

Yundera propose une troisième voie entre le NAS et le cloud grand public : un serveur privé géré, le Personal Cloud Server, hébergé en France et dédié à un seul client. Comme avec un NAS, vous disposez de votre propre serveur et vos données y restent : Yundera ne les collecte pas et ne les revend pas. Comme avec le cloud, la machine est installée ailleurs que chez vous et c'est Yundera qui la gère, sans que vous ayez besoin de compétences techniques.

Yundera

Le serveur est livré avec des applications open source prêtes à l'emploi, que vous installez en un clic depuis un magasin d'applications : stockage de fichiers, photos, hébergement de site web, outils bureautiques et d'autres encore. Chaque application est accessible sur votre propre nom de domaine, en HTTPS, sans IP fixe, sans redirection de ports et sans certificat à configurer vous-même. C'est justement la partie délicate d'un NAS ouvert sur Internet, comme le montre le cas DeadBolt vu plus haut. La règle 3-2-1 reste valable : le serveur compte comme l'une de vos copies, et il vous faut toujours une copie hors ligne. Notre guide de la sauvegarde chiffrée auto-hébergée explique comment la mettre en place.

Pour comparer cette option à votre NAS ou à votre abonnement cloud actuel, avec la grille de coûts proposée plus haut, consultez les offres et les tarifs sur la page des serveurs privés Yundera.

NAS maison vs serveur privé géré — diagramme comparatif

NAS ou cloud : les erreurs les plus fréquentes

Les erreurs les plus fréquentes ne viennent pas du choix entre NAS et cloud, mais d'une protection qu'on croit en place alors qu'elle ne l'est pas :

  • Croire que le RAID est une sauvegarde : il protège de la panne d'un disque, pas d'une suppression ni d'un rançongiciel.
  • Exposer un NAS sans mises à jour : DeadBolt a chiffré plus de 3 600 NAS QNAP accessibles depuis Internet.
  • Confondre synchronisation et sauvegarde : un fichier effacé ou chiffré sur votre poste l'est aussi dans le cloud.
  • Garder toutes les copies au même endroit : un vol ou un incendie les emporte toutes.
  • Ne jamais tester une restauration : on découvre le problème le jour où l'on en a besoin.
  • Oublier le coût de sortie : exporter des années de données d'un cloud prend du temps et de l'argent.

Retenez une règle simple : au moins une copie ailleurs, une copie hors ligne et un test de restauration par trimestre. Pour le détail, appuyez-vous sur la fiche de la CNIL sur les sauvegardes et sur les bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr.

— Yundera

Sources

Questions fréquentes

Un NAS peut-il remplacer Google Drive ou OneDrive ?

Oui pour le stockage, le partage et la synchronisation de fichiers : la plupart des NAS proposent des applications qui font la même chose. En revanche, l'accès à distance, les mises à jour et la sécurité deviennent votre responsabilité. Un NAS ne vous dispense pas non plus d'une copie hors site, que Google Drive ou OneDrive vous apportaient en partie.

Le RAID d'un NAS suffit-il comme sauvegarde ?

Non. Le RAID permet au NAS de continuer à fonctionner si un disque tombe en panne, mais une suppression, un rançongiciel, un vol ou un incendie touchent tous les disques en même temps. La CNIL recommande au moins une sauvegarde sur un site distinct et une copie hors ligne.

Est-il dangereux d'accéder à son NAS depuis Internet ?

C'est risqué si le NAS est exposé directement et n'est pas tenu à jour. En 2022, le rançongiciel DeadBolt a chiffré plus de 3 600 NAS QNAP, et QNAP a demandé à ses clients de ne pas exposer leurs NAS sur Internet. Pour accéder à votre NAS à distance, passez par un VPN, appliquez les mises à jour et utilisez un mot de passe administrateur solide.

Quelle est la durée de vie d'un disque dur de NAS ?

Il n'y a pas de durée fixe : un disque peut lâcher la première année comme tenir bien plus longtemps. Sur plus de 300 000 disques, Backblaze a mesuré en 2024 un taux de panne annuel de 1,57 %. Prévoyez donc un budget de remplacement et, surtout, une sauvegarde.

Pour une PME, stocker ses données sur un NAS est-il conforme au RGPD ?

Un NAS peut tout à fait être conforme, mais le matériel ne suffit pas : la conformité dépend de la façon dont vous protégez les données. Gérez les droits d'accès, chiffrez les sauvegardes, gardez une copie hors site et une copie hors ligne, et testez régulièrement la restauration, comme le recommande la CNIL.

Recommandations

Se connecter pour laisser un commentaire.